Diagnostic légionelle

La maladie

La légionellose est apparue pour la première fois en 1976 au cours d'un congrès de l'American Legion : 200 participants ont été atteints d'une pneumonie foudroyante et 40 décédèrent.

La bactérie fut découverte en janvier 1977.

La bactérie

Les Legionella, composantes de la flore aquatique, se concentrent dans les réservoirs artificiels et les sources d'eaux douces. La chaleur de l'eau (40°C), la présence de micro-organismes, de fer, de zinc et d'aluminium dans les installations génèrent leur propagation. Les Legionella peuvent également se propager via la vapeur contaminée par les bactéries. De plus en plus de cas sont en effet notifiés mettant en cause les tours aéroréfrigérantes.

La contamination

La contamination s'effectue par inhalation d'eau contaminée ou par instillation directe au niveau des bronches. Aucune transmission inter-humaine n'a pour l'heure été rapportée.

Les lieux de contamination

Ils sont multiples : dans les hôpitaux, les hôtels, les campings, les hammams, les établissements thermaux, la maison, les gymnases, les piscines, ou tout simplement dans la rue, dans l'air contenant la vapeur d'eau de nombreuses tours aéroréfrigérantes, ou même sous la douche.

Quels risques pour l'homme ?

La légionellose est à l'origine d'infections pulmonaires aiguës. La durée d'incubation varie entre 2 à 10 jours. Les premiers symptômes sont une toux sèche, de la fièvre, des nausées, des vomissements, et dans certains cas des troubles psychiques. Chez les patients dits « à risque », atteints d'une insuffisance respiratoire ou d'une insuffisance rénale aiguë, le pronostic vital est en jeu. De manière générale, 10 à 15% des cas sont mortels.

Comment prévenir ?

La prévention consiste à surveiller le réseau : contrôle des canalisations, des douches, des systèmes de climatisation, des fontaines, des tours aéroréfrigérantes...

La surveillance représente par ailleurs un enjeu primordial dans les lieux abritant des personnes à risque comme les hôpitaux ou les maisons médicalisées par exemple où la réglementation impose des contrôles annuels au minimum.

La surveillance

Depuis 1987, les cas de légionellose sont soumis à déclaration obligatoire : article L11 du Code de la Santé Publique.